Théodore AUBANEL >




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Théodore Aubanel voit le jour en 1829 dans la cité papale d'Avignon.

Issu d'une famille d'imprimeurs (Imprimeurs "de la sainteté le Pape et de l'Archevêque d'Avignon"), il fait ses études chez les pères à Aix-en-Provence avant de revenir travailler dans l'imprimerie familiale.

buste de Théodore Aubanel situé au parc des Poètes à Eyragues, scupté par M. LangloysPoète mélancolique et utopiste, il écrit des recueils de drames et de poésies lyriques.

Même si dans sa famille bourgeoise on ne parle que peu le provençal, Théodore Aubanel s’aperçoit que cette langue est vivante tout autour de lui : dans les moindres ruelles et les campagnes d’Avignon, et même dans sa maison où un vieil oncle s’obstine à ne pas parler autrement.

C’est Joseph Roumanille qui lui fait rencontrer Frédéric Mistral et Anselme Mathieu. Il intègre alors le groupe des « primadié », et participe en 1854, à la fondation du Félibrige au château de Font-Ségugne. Il sera avec Frédéric Mistral et Joseph Roumanille, l’un des piliers du Félibrige.
Ses premières poésies sont publiées par son ami Roumanille dans Li Prouvençalo en 1852.

En 1860, il publie ‘’La mióugrano entre-duberto’’ (La grenade entr'ouverte) qui reçoit un accueil enthousiaste du monde littéraire et où il chante son amour perdu pour Zani. Mais l'ouvrage est mis à l'index par les catholiques avignonnais dont il se sent si proche et met en danger l'imprimerie familiale très liée à l'archevêché d'Avignon. Il se marie finalement le 15 avril 1861 à Avignon avec Joséphine Mazen. Il retrouve alors une certaine joie de vivre, il écrit mais arrête de publier ses œuvres.

Ses œuvres seront publiées posthumes par l’imprimerie familiale Aubanel, et notamment en 1899, un recueil de poésie Lou Rèire-Soulèu (« Le soleil d’outre-tombe ») qui reprend ses deux drames Lou Raubatòri (« Le rapt ») et Lou Pastre (« Le berger »), abandonnés après la sanction épiscopale.
En effet, en 1885, son très sensuel recueil poétique Li Fiho d’Avignoun (« Les filles d’Avignon ») lui vaut d’être mis au ban de la bonne société catholique avignonnaise. Il en est même ouvertement blâmé par l’archevêque d’Avignon, Mgr Vigne, qui l’oblige à retirer son ouvrage. Il en sort brisé et démotivé.

Il meurt le 31 octobre 1886 à Avignon dans sa demeure situé au n°9 de la place Saint-Pierre, des suites d’une crise d’apoplexie qu’il a eu quelques jours auparavant. Il est inhumé au cimetière Saint-Véran d’Avignon.

Il a également son buste dans le jardin Agricol Perdiguier en Avignon (Vaucluse), dans le jardin des Félibres à Sceaux (Hauts de Seine) et désormais, au Parc des Poètes à Eyragues (Bouches-du-Rhône).